1. L'espace d'évolution
1.1
Définir
ses besoins
Nous allons
partir de mon exemple pour aider à la définition
des besoins pour l'espace d'évolution. Enseignant d'EPS en collège,
pratiquant l'escalade avec les élèves de 4 ème ,
un cycle par an, sur un mur extérieur (20 voies) distant de 7
minutes en bus. Idéal, mais en plein air, partagé avec
un lycée de 2000 élèves, un LP de 700, des scolaires.
Créneaux les plus fréquents de 8 h à 10 h en hiver.
Par ailleurs
AS escalade assez performante (championne d'académie à plusieurs
reprises, 3 fois qualifiée aux France), qui a des besoins spécifiques
: travail du bloc, travail de résistance, régularité des
séances (pluie).
Impossible
d'obtenir un mur vertical dans le gymnase du collège,
vu le coût. J'ai finalement réussi à décider
le Conseil Général des Alpes Maritimes à se lancer
dans cette création horizontale, demande qui ne leur avait jamais été faite
et pour laquelle ils étaient suspicieux.
Pour répondre à mes
besoins il fallait :
- une structure
pas trop chère,
- permettant à une classe d'évoluer en cas de pluie sans
gêner un autre utilisateur du gymnase,
- compatible
avec les clubs fréquentant le site (basket, gymnastique),
- une structure
qui soit sûre en l'absence des enseignants (sécurité passive),
- facile à mettre en ouvre avec les élèves
- et assez élaborée
pour que l'AS y trouve son compte.
1.2
La structure théorique idéale
Elle doit comporter :
- Des surfaces
orientées positivement et négativement
(devers).
- Des volumes
et des angles pour varier les appuis, préhensions
et formes de travail.
- Une trame
serrée, c'est-à-dire que le nombre de prises
possibles au m² doit être assez élevé (20
cm x 20 cm = 25 prises au m² minimum, 36 de préférence)
- Une hauteur
maximum qui ne nécessite pas l'usage de points
d'ancrage (normes).
- Une protection
des chutes au sol qui sert aussi à empêcher
de grimper en l'absence de responsable.
- Un ou
deux relais pour travailler les techniques de cordes en sécurité.
- Un grand
nombre de prises, de formes et de couleurs différentes,
plus quelques prises "micro" sur toute la largeur
- Elle
utilisera au mieux toute la largeur du gymnase et même un peu des retours
(dièdre).

1.3
Les précautions à prendre
Respect des normes :
- Les
normes pour les murs de 3 m de hauteur maximum sont celles des
aires de jeux d'enfant. Voir la norme NF
EN 1176-1/A1 Janvier 2003
- Distance
par rapport aux tracés (espace escalade)
des terrains de basket ou hand (2 m pour le hand)
- Réglementation FFME sur la réception pour
les murs supérieurs à 3 m et maxi 4.10 m.
Matériel de réception
pour pans d'escalade
La norme
Afnor expérimentale XP P90-311 vient d'être
publié le 15 mars 2004.
Elle précise les exigences de sécurité et méthodes
d'essai qui permettront de vérifier la conformité d'une surface
de réception pour pan.
La période d'expérimentation s'étendra
jusqu'au 28 février 2006.
Les matériels de réception (tapis, .) conformes à cette
norme sont prévus pour protéger le grimpeur lors
de chute de pans dont la prise la plus haute se situe à 4,10m
au-dessus de la surface de réception.
La
surface de réception doit être protégée,
dans toutes les directions de chute possible, jusqu'à au
moins 2,5 m au-delà de la projection au sol du pan. Les
tapis doivent être en contact avec la base du pan (un
espace de 4cm maximum entre le tapis et le pan est toléré).
La
surface supérieure doit être continue
: soit d'une seule pièce, soit avec plusieurs éléments
reliés par un système de liaison conforme à la
norme.
La fédération recommande de faire référence à cette
norme pour tout nouvel achat de tapis utilisés en salle
de pan ainsi que lors de vos futurs renouvellements.
A consulter sur http://www.ffme.fr/technique/epi/200404pan.htm |

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Sécurité des
grimpeurs
Traversées
et Blocs :
- Sauf
exercice spécifique ne jamais grimper
au dessus d'un autre grimpeur.
- Ne
jamais mettre les doigts dans les systèmes
d'attache des tapis de protection.
- Ne
pas se suspendre aux relais d'entraînement
aux techniques de corde.
- Ne jamais grimper sans les tapis de
protection.
- Utiliser
toujours un pareur pour les situations en devers ou en
toit, ou en cas de positions particulières
(sur le dos, tête en bas, etc..) ou en hauteur.
Matériel
du grimpeur
- Pas
de corde, pas de baudrier, pas de système
d'assurance
- Habits
près du corps : pas d'arrachement
sur les prises, ni de gêne.
- Chaussons
très recommandés : meilleure
sensation des prises et des appuis et moindre usure et encrassement
des prises qu'avec des baskets. Les premiers prix des magasins
de sport sont suffisants et comme les pieds à l'âge
des élèves grandissent vite, on se constitue
vite un stock.
- Utiliser
de la magnésie : habitude à prendre
avant de grimper et pendant la grimpe : meilleure préhension
et meilleur placement le temps de mettre "la pof".
- Pas
de bijoux inutiles : bagues, boucles d'oreilles larges
et cheveux attachés.
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